Du phallus maternel à la loi phallique

220px-Herbert_Graf_(1903–1973)_©_Wilhelm_Willinger_(1879–1943)_OeNB_8074461

L’invention de la psychanalyse permet d’aborder la névrose comme une question posée par l’être parlant au niveau de sa subjectivité même, en tant qu’il se trouve inéluctablement aliéné par la parole. Cette question sera celle du sexe, de la différence sexuelle pour l’hystérique, alors que pour l’obsessionnel, ce sera la question de son existence même, et de son sens : les symptômes se laissent comprendre comme les éléments vivants de cette question articulée sans que le sujet sache ce qu’il articule. Lacan indique ici on ne peut plus clairement en quoi la névrose est une langue, une langue à déchiffrer à la façon dont on traduit un texte.

Quelle est donc la question posée par le symptôme phobique ? Pour Freud, l’enjeu de la phobie est celui du complexe de castration et de la résolution du complexe d’œdipe. Dans « Inhibition, Symptôme et Angoisse », lorsqu’il fait de l’angoisse de castration le prototype de toute angoisse et le moteur du refoulement, Freud désigne également le symptôme phobique comme un moment du complexe d’œdipe et de la castration. En quelque sorte, un passage obligé dans le procès en subjectivation de l’être parlant.

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